samedi 4 avril 2020



Extrait de l’Ashtavakra Gita, un des plus grands textes traditionnels de l’Advaîta Vedanta (non dualité de la fin des vedas) et aussi des plus simples à lire également .
(Pour Orlie Kakon et Maria)
« Si tu parviens juste à rester au repos dans la conscience, te percevant toi-même comme distinct de ton corps, alors tu deviendras heureux, paisible et libre de tout lien. 1.4
Tu n’appartiens pas à la caste des prêtres ni à nulle autre caste, tu n’es à aucune étape, et tu n’es rien que l’œil puisse voir. Tu es sans attache et sans forme, le témoin de toute chose — alors sois heureux. 1.5
Vertu ou vice, plaisir ou douleur, ne sont que le produit du mental et ne te concernent pas. Tu n’es ni celui qui agit, ni celui qui recueille les fruits, tu es donc toujours libre. 1.6
Tu es le témoin de toute chose, et tu es toujours totalement libre. La cause de tes liens est que tu vois le témoin comme autre chose que cela. 1.7
Parce que tu a été mordu par le serpent noir, la croyance en « je suis celui qui agit », bois l’antidote de la foi dans le fait que « je ne suis pas l’agissant », et soit heureux. 1.8
Brûle la forêt de l’ignorance avec le feu de la connaissance que « je suis l’unique pure conscience » et sois heureux et libéré de l’affliction. 1.9
Cela en qui tout ceci apparaît — imaginé tel un serpent dans une corde — cette joie, suprême joie et conscience est ce que tu es, alors sois heureux. 1.10
Si l’on se pense libre, on est libre, et si l’on se croit attaché, on est attaché. Ici, cet adage est vrai : « le penser, c’est l’être ». 1.11
Ta nature réelle est l’Un parfait, libre, la conscience impassible, le témoin universel, détaché de tout, sans désir et en paix. C’est par une illusion que tu parais impliqué dans le samsâra. 1.12
Médite sur toi-même comme une conscience immobile, libre de tout dualisme, renonçant à l’idée fausse selon laquelle tu es juste une conscience dérivée, ou quoi que ce soit d’externe ou interne. 1.13
Tu a été longtemps pris au piège de l’identification au corps. Tranche ce lien avec le couteau de la connaissance que « je suis la conscience », et sois heureux, mon fils. 1.14
Tu es réellement libre de toute attache et de toute action, déjà illuminé par nature et sans tâche. Ton esclavage vient de ta recherche constante à calmer le mental. 1.15
Tout cela est empli de toi et se déroule en toi, car ce dont tu es fait est pure conscience — alors ne sois pas étroit d’esprit. 1.16
Tu es inconditionné et immuable, sans forme et permanent, insondable conscience et imperturbable, alors ne te réfère à rien d’autre que la conscience. 1.17
Vois que ce qui est apparent n’est pas réel, tandis que le non-manifesté demeure. Grâce à cette initiation à la vérité, tu ne tomberas plus dans l’irréalité. 1.18 »
❤️🙏🏻

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